Chaudière à condensation en rénovation


Pour tout savoir sur les chaudières à condensation : principe de fonctionnement, avantages, aides financières… Rénover Ecologique fait le point sur cet équipement indispensable dans le cadre d’une rénovation énergétique au gaz naturel !

Principe de fonctionnement des chaudières à condensation

Fonctionnement d’une chaudière à condensation

Les chaudières à condensation reprennent le principe de fonctionnement d’une chaudière traditionnelle tout en optimisant leur rendement grâce à la récupération de la chaleur contenue dans les fumées du gaz de combustion.

Dans une chaudière classique, le chauffage n’est rendu possible que par la combustion d’une énergie primaire (charbon, bois, gaz…) tandis que les chaudières à condensation vont en plus tirer profit de toute l’énergie libérée lors de la combustion du gaz naturel. Pour cela, elles récupèrent la chaleur produite par la condensation de la vapeur d’eau contenue dans les fumées.

Très intéressantes pour une rénovation énergétique, les chaudières à condensation servent des rendements supérieurs à 100%. Ainsi, la combustion d’1m3 de gaz naturel fournit environ 10kWh de chaleur et 1kWh de vapeur. Selon les modèles, elles peuvent également permettre la production de chauffage seul ou de chauffage et d’eau chaude sanitaire.

De plus, les chaudières à condensation peuvent se présenter sous deux types : les chaudières murales (compactes, qui ne prennent pas trop de place) et les chaudières au sol (recommandés pour des besoins thermiques importants). A savoir, plus la température de l’eau de chauffage est faible (inférieure ou égale à 55°C), plus le rendement est élevé.

Enfin, la dernière chose à connaître porte sur la maintenance des chaudières à condensation. En effet, depuis 2009, il est obligatoire de faire vérifier au moins une fois par an son équipement par un professionnel. C’est pourquoi il est recommandé de mettre en place un contrat de maintenance et d’inspection avec une entreprise agréée.

Avantages des chaudières à condensation

Tout d’abord, la directive européenne sur l’efficacité énergétique du 26 septembre 2015, soit l’ErP (Energy Related Product) stipule que seules les chaudières au rendement saisonnier égal ou supérieur à 86 % sur PCS sont autorisées à la vente.

Or, avec un rendement de 100% sur PCS, l’ErP impose indirectement l’installation de chaudières à condensation en rénovation. Quelques exceptions existent, notamment pour les équipements de type B1 dans les logements collectifs, mais grâce aux CICM (conduite d’immeuble conduite montante) le raccordement au gaz est aussi facile en appartement.

Répondant aux critères minimum de rendement énergétique et aux limites maximales d’émissions polluantes et acoustiques, et ainsi à des labels exigeants tels que BBC, Energie Carbone* ou RT2020, les chaudières à condensation sont les seules éligibles à des aides financières (CITE, CEE, Eco-PTZ…) dans les logements procédant à des travaux de rénovation énergétique.

De plus, sur son fonctionnement, les chaudières à condensation bénéficient d’un surplus d’énergie gratuit et consomme moins d’énergie que les chaudières traditionnelles. L’installation d’un tel équipement permet donc de faire des économies de gaz naturel d’environ 15% sur une chaudière classique neuve, et jusqu’à 30% par rapport à un équipement ancien.

Enfin, il faut savoir qu’il existe une grande diversité de modèles de chaudières à condensation dont certaines sont dotées de nouvelles fonctionnalités très pratiques (chaudière connectée par exemple). En plus, tous les types de chauffage sont compatibles avec les chaudières à condensation : radiateurs, planchers chauffants, ventilo-convecteurs, etc.

 

* Pour en savoir plus sur le futur label « Energie Carbone », rendez-vous sur : https://cegibat.grdf.fr/reglementation-energetique/le-referentiel-energie-carbone

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